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GOITRES DIFFUS ET NODULES
THYROIDIENS
- La thyroïde d’un sujet sain pèse entre 15 et 30 grammes.
Toute augmentation de volume de la thyroïde est un goitre. Ce goitre
peut être diffus ou nodulaire (nodule thyroïdien) et alors
uni ou multinodulaire.
- Le goitre thyroïdien peut être euthyroïdien
ou non, bénin ou malin, imposant donc un bilan complet. La clinique
est souvent très évocatrice de certaines étiologies.
GOITRES
A - CLINIQUE
1. L'interrogatoire
Il doit préciser d'emblée certains points : âge
d'apparition du goitre, antécédents familiaux de pathologie thyroïdienne,
origine ethnique ou régionale du patient, circonstances d'apparition du
goitre (stress quel qu'il soit).
Il recherchera également l'existence de signes de dysthyroïdie (hyper
ou hypothyroïdie) ou de compression (toux, dysphonie, dysphagie), et renseignera
sur la prise éventuelle de toutes médications susceptibles de modifier
la fonction thyroïdienne.
L'examen clinique doit préciser par l'inspection son volume, sa mobilité,
l'existence de signes de compression et d'éventuels signes en faveur d'une
hypo ou d'une hyperthyroïdie.
2. La palpation de la région thyroïdienne
Répétée, en faisant déglutir le patient, elle permet
de préciser : la nature thyroïdienne de la masse qui ascensionne à la
déglutition, le volume du goitre, sa consistance, son caractère symétrique
ou asymétrique, régulier ou irrégulier, sa mobilité, l'existence de signes
vasculaires ou de nodules en son sein. La palpation recherchera également
des adénopathies cervicales. Enfin, une mensuration (tour du cou) sera
faite et répétée à chaque examen.
B - BILAN COMPLEMENTAIRE
1. L'examen O.R.L., pour vérifier
la filière trachéale et la mobilité des cordes vocales, est systématique.
2. La radiographie des parties molles du
cou permettra de préciser une éventuelle déviation de la trachée,
de mettre en évidence des calcifications intrathyroïdiennes. La radiographie
thoracique de face et de profil, voire des tomographies du médiastin supérieur,
peuvent découvrir un goitre plongeant ; une opacification de l'sophage
est parfois indiquée. Ces deux derniers examens ne sont pas utiles pour
la majorité des goitres palpables, dont on fera un schéma pour juger de
l'évolution clinique.
Au terme de cette étape, on peut distinguer le goitre diffus homogène
et le goitre diffus inhomogène (ou bosselé).
C - BILAN ETIOLOGIQUE
1. Le bilan thyroïdien de base,
jugeant de l'état fonctionnel de la thyroïde, largement évoqué sur la
clinique, est alors indiqué : T4 libre (FT4) ou index de T4 libre (ITL)
(pour pallier l'augmentation de la "thyroxin binding globulin"
ou TBG induite par les estrogènes), (voire T3 libre) et TSH.
2. Le bilan scintigraphique est prescrit
d'emblée devant un goitre inhomogène. Le technétium 99 ne fournit
qu'un renseignement vasculaire, l'iode 123 ou 131 un bilan parenchymateux.
Il faudra toujours s'assurer que la patiente n'est pas enceinte avant
cet examen +++ (date des dernières règles, contraception, réaction immunologique
de grossesse).
3. Les anticorps antithyroïdiens (antimicrosomiaux,
antithyroglobuline).
4. L'échographie devant un goitre nodulaire
permettra de préciser le caractère plein, liquidien ou mixte, du ou des
nodules.
D - ETIOLOGIES
1. Goitre diffus homogène avec euthyroïdie
Un goitre simple est alors vraisemblablement en cause.
a) Le goitre simple s'observe
principalement dans le sexe féminin et est influencé
par les épisodes de la vie génitale. Le goitre est de volume variable
(allant du goitre non visible lors de la déglutition au gros goitre),
le plus souvent lisse et régulier, de consistance ferme et élastique.
Il faut faire une mensuration du tour du cou et un schéma.
b) La scintigraphie précisera forme,
dimension et topographie du goitre, son caractère homogène dans la forme
habituelle, son caractère plongeant ou non. Elle n'est pas systématique,
l'échographie pouvant montrer le caractère homogène de ce goitre et
permettant, lors de contrôles itératifs, de dépister des modifications
de volume ou l'apparition de formation(s) nodulaire(s) pleine(s) ou
kystique(s).
c) Ce goitre diffus normofonctionnel
peut correspondre
- à une carence iodée (goitre endémique),
- à un certain degré de carence iodée associée
à un trouble de l'hormono-synthèse (goitre sporadique),
- à un trouble de l'hormonosynthèse à révélation
plus ou moins tardive,
- beaucoup plus rarement à un facteur alimentaire
(choux, rutabaga).
Dans ces diverses circonstances, la captation
de l'isotope lors de la scintigraphie est accrue.
d) Des complications peuvent survenir
à type de compression (veineuse, récurrentielle, trachéale,
oesophagienne), infection (strumite), voire hémorragie pouvant conduire
à la formation d'une hématocèle.
e) Le traitement sera à visée freinatrice
(bloquant la sécrétion de TSH),
- Sous forme de L-thyroxine (à la posologie de 1 µg/kg/j).
Ce traitement peut entraîner la diminution de volume d'un goitre
récent ; il est plus rarement efficace dans les goitres anciens.
Les goitres volumineux, plongeants et/ou compressifs relèvent
de la chirurgie (thyroïdectomie de réduction) précédée
et suivie d'un traitement substitutif et freinateur par la L-thyroxine.
f) D'autres causes peuvent être à l'origine
d'un goitre diffus normofonctionnel au moment de l'examen :
- Thyroïdite d'Hashimoto, que nous reverrons,
avant la phase d'hypothyroïdie,
- Antithyroïdiens de synthèse (ATS),
- Surcharge iodée médicamenteuse (avec fixation
basse de l'isotope),
- Sel de lithium,
- Le caractère normofonctionnel et la persistance
du goitre sont fonction de l'étiologie et de son traitement.
2. Goitre diffus homogène avec hyperthyroïdie
a) Maladie de Basedow
La clinique est au premier plan avec tachycardie et amaigrissement (appétit
conservé), fonte musculaire ; l'association goitre vasculaire et signes
oculaires est la plus fréquente. Exophtalmie et myxoedème prétibial
sont caractéristiques de la maladie de Basedow. Un bilan scintigraphique
est rarement nécessaire. Les anticorps antithyroïdiens sont souvent
faiblement positifs. Les complications sont rarement liées au volume
du goitre mais beaucoup plus aux conséquences cardiovasculaires de la
thyrotoxicose. Le traitement médical (par antithyroïdiens de synthèse
(ATS) et bêtabloquants) est toujours indiqué, qu'il soit tenté seul
initialement ou qu'il soit prescrit avant un traitement radical (chirurgie
ou iode radioactif).
b) Hyperthyroïdie médicamenteuse
- L'interrogatoire doit rechercher scrupuleusement
la prise d'iode minéral ou de médications contenant de l'iode (amiodarone
et benzodiarone principalement). Produits de contraste, désinfectants
iodés peuvent induire une surcharge iodée. Iodémie et iodiurie des
24 heures confirmeront le diagnostic.
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Fait capital, la scintigraphie
est blanche en cas de saturation iodée
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- Le traitement, lorsqu'il n'existe pas de complications
cardiovasculaires menaçantes, consiste à attendre l'élimination de
la surcharge iodée qui peut prendre plusieurs mois. Sinon, bêtabloquants,
voire ATS (propylthio-uracile ou PTU), peuvent être prescrits, voire,
pour certains, une corticothérapie sous forme de dexaméthasone (inhibant
la conversion périphérique de T4 en T3 comme le PTU).
c) Thyroïdite subaiguë de Quervain-Crile
et thyroïdite indolente et transitoire
- La thyroïdite de Quervain-Crile s'inscrit
dans le cadre d'un syndrome inflammatoire clinique et biologique,
avec goitre parfois douloureux et douleurs cervicales irradiant vers
les oreilles. Scintigraphie blanche et guérison spontanée, accélérée
par les anti-inflammatoires, sont caractéristiques. Dans les formes
sévères, les corticoïdes peuvent être utilisés.
- La thyroïdite indolente et transitoire ne
s'accompagne pas de syndrome inflammatoire ni de douleur ; la scintigraphie
est blanche, la guérison spontanée hâtée par les anti-inflammatoires.
- Dans les deux cas, l'hyperthyroïdie fugace
ne nécessite qu'exceptionnellement un traitement par bêtabloquants.
d) Adénome thyréotrope (exceptionnel)
Il sera suspecté sur l'existence d'une élévation des hormones thyroïdiennes
accompagnée d'une élévation de la TSH.
3. Goitre diffus homogène avec hypothyroïdie
a) Thyroïdite chronique d'Hashimoto
Observée typiquement chez la femme de 30 à 60 ans, l'hypothyroïdie est
son terme évolutif habituel. D'autres affections auto-immunes doivent
être recherchées (Biermer, lupus, insuffisance surrénale, polyarthrite
rhumatoïde, etc), comme d'exceptionnels signes oculaires (exophtalmie
par myosite auto-immune). Le goitre a typiquement la consistance du
caoutchouc, lisse, mobile, non compressif. Biologiquement, l'élévation
des anticorps antithyroïdiens (anti-microsomiaux >1/100 et antithyroglobuline
> 1/2500) signe le diagnostic, la scintigraphie montrant une image
en damier, la TSH étant augmentée. Le traitement par corticothérapie
est souvent décevant.
Le traitement freinateur (et substitutif) par L-thyroxine est toujours
indiqué. Une surveillance est nécessaire en raison du risque d'augmentation
de volume, voire de transformation en lymphome.
b) Troubles congénitaux de l'hormonogenèse
Notion familiale, hypothyroïdie de l'enfant par bloc complet de l'hormono-synthèse,
association possible à une surdimutité, captation accrue de l'isotope
les caractérisent.
c) Causes iatrogènes
Iode, antithyroïdiens de synthèse, lithium peuvent induire goitre et
hypothyroïdie.
4. Goitre diffus inhomogène
L'intérêt de la scintigraphie devant un goitre
inhomogène, outre les renseignements morphologiques fournis, sera de juger
de l'existence de zones hypo ou normofonctionnelles, mais surtout de mettre
en évidence un nodule chaud ou extinctif. Le dosage des hormones thyroïdiennes
permet de distinguer 2 situations : euthyroïdie et hyperthyroïdie.
a) Goitre diffus inhomogène euthyroïdien
- Il s'agit en fait d'un goitre simple, qui
peut être d'emblée ou secondairement multinodulaire. La palpation
retrouve un goitre bosselé et la scintigraphie une alternance de plages
ou de nodules hypo-, iso- ou hyperfixants. Les nodules hypofixants
peuvent être liquidiens ou pleins à l'échographie.
- Des complications peuvent survenir : hémorragies
avec hématocèles, calcifiées ou non, infections (strumite), sclérose,
compression.
- Une complication importante est à connaître
: dégénérescence d'un ou plusieurs nodules. Toute modification brutale
de volume ou de consistance de ce goitre ancien, ou de l'un des nodules,
doit y faire penser et conduire à la chirurgie avec examen anatomopathologique.
- Le traitement freinateur est rarement efficace
sur ce type de goitre. Son traitement est chirurgical s'il existe
compression ou modification de volume. Une hormonothérapie freinatrice
par L-thyroxine sera ensuite prescrite.
b) Goitre diffus inhomogène hyperthyroïdien
Il s'agit d'une complication évolutive d'un goitre simple ou multinodulaire,
due à une surcharge iodée dans la majorité des cas, avec thyrotoxicose
clinique, mais sans nodule extinctif à la scintigraphie. Il s'agit d'un
goitre secondairement basedowifié. Son traitement sera celui de la maladie
de Basedow, médical dans un premier temps, puis radical.
c) Goitre diffus inhomogène avec nodule
extinctif et hyperthyroïdie
- L'existence d'un nodule toxique (ou de plusieurs
nodules toxiques) signe le goitre multihétéronodulaire toxique avec
thyrotoxicose clinique et biologique, à expression cardiovasculaire
souvent prédominante compte tenu de l'âge avancé de ces patients,
sans signes oculaires.
- L'extinction du parenchyme par le nodule toxique
est réversible une fois la thyrotoxicose contrôlée. L'échographie
précisera l'état morphologique du reste de la glande, le caractère
solide ou liquidien des nodules.
- Le traitement est chirurgical.
d) Goitre diffus inhomogène, avec nodule
extinctif sans hyperthyroïdie
L'existence d'un nodule prétoxique, c'est-à-dire captant électivement
l'isotope sans entraîner de thyrotoxicose clinique ou biologique, conduit
à l'intervention bien que l'autonomisation de ce nodule ne soit pas
toujours constante.
NODULES THYROIDIENS
- Ne sera évoqué ici que le cas du nodule unique,
les nodules multiples ayant été abordés au paragraphe c) ci-dessus.
- La démarche devant la découverte d'un nodule
est souvent orientée par la clinique l'existence d'un syndrome thyrotoxique
évoquera d'emblée une adénome toxique (voir chapitre Hyperthyroïdie)
alors qu'un nodule isolé fera évoquer d'emblée la possibilité de cancer
thyroïdien (10 p. 100 des nodules froids).
- La scintigraphie est largement prescrite, échographie
thyroïdienne et ponction thyroïdienne n'étant pas encore pratiquées
par tous et de valeur seulement si elles sont réalisées par des équipes
entraînées ; l'interprétation de la ponction-biopsie étant particulièrement
délicate.
A - CLINIQUE
1. L'interrogatoire
Il précisera les circonstances de découverte du
nodule (par le patient, l'entourage, le médecin), le caractère brutal
ou non de son apparition, d'éventuelles modifications de volume, les antécédents
thyroïdiens personnels et familiaux, la notion de prise médicamenteuse
(iode +++) ou de radiothérapie intéressant la région cervicale, l'existence
de compression locorégionale (vasculaire, nerveuse ou aérodigestive) et
de signes de dysthyroïdie (hyper ou hypo).
2. La palpation
Répétée, elle déterminera la localisation du nodule,
sa taille, sa consistance, son caractère indolore ou non, sa mobilité
lors de la déglutition affirmant sa nature thyroïdienne, l'état du parenchyme
thyroïdien, et recherchera des adénopathies cervicales. L'examen recherchera
également des signes de compression trachéale (dyspnée), récurrentielle
(voix bitonale) ou sophagienne (dysphagie).
B - BILAN COMPLEMENTAIRE
1. Le bilan de la fonction thyroïdienne
comprendra : dosage de la T4 libre et de la TSH.
2. La scintigraphie, à l'iode
123 ou 131 plutôt qu'au technétium (qui ne fournit qu'un renseignement
vasculaire), est indiquée devant la découverte d'un nodule isolé.
3. L'échographie thyroïdienne est
utile pour préciser la nature liquidienne, solide ou mixte du nodule mais
ne fournira aucun renseignement d'ordre fonctionnel.
4. La cytoponction du nodule devient capitale entre des mains
entraînées et si le cytologiste est de valeur. Plusieurs
ponctions sont réalisées sur le même nodule avec des
orientations différentes. Néanmoins, une cytologie négative
n’exclut pas la présence d’un foyer carcinomateux débutant;
inversement, la présence de cellules atypiques doit conduire à
une vérification chirurgicale.
5. Un examen O.R.L., avec laryngoscopie,
sera pratiqué et une radiographie du cou (voir du thorax, face et profil)
peut être utile et révéler des calcifications au niveau du corps thyroïde
ou du nodule palpé.
C - ETIOLOGIES
Au terme de ce bilan plusieurs étiologies sont
cernées.
1. Nodule chaud extinctif avec hyperthyroïdie
- Il s'agit d'un adénome toxique, souvent évoqué
sur la thyrotoxicose clinique contemporaine. Cet adénome s'observe plus
volontiers chez le sujet âgé, d'où la fréquence des signes cardiovasculaires,
la cardiothyréose représentant les complications cardiovasculaires.
Il n'existe pas de signe oculaire.
-
L'extinction du parenchyme par le nodule toxique est réversible
une fois la thyrotoxicose contrôlée.
- Un traitement radical est indiqué d'emblée,
représenté, sauf contre-indications majeures, par la chirurgie.
2. Nodule chaud extinctif sans hyperthyroïdie
- Son évolution vers la toxicité n'est pas constante.
La mise en évidence du parenchyme restant peut être faite par échographie
(qui n'en garantit pas le caractère fonctionnel).
- Intervention chirurgicale à titre préventif,
ou surveillance médicale et biologique plus souvent, seront fonction
de l'âge du patient et du terrain.
3. Nodule froid liquidien à l'échographie
La ponction est indiquée avec analyse cytologique.
Celle-ci est cependant difficile et doit être confiée à un spécialiste
entraîné.
a) Kyste thyroïdien
Contenu clair, quasiment acellulaire. Bien que la ponction puisse être
le traitement définitif de ce kyste, une surveillance sera assurée car
il peut se reproduire. Enfin, le doute sur un microfoyer néoplasique
persiste. Seul l'effondrement définitif de la formation ponctionnée
est rassurant.
b) Hématocèle
Son installation est souvent rapide, accompagnée de douleurs cervicales,
de fièvre modérée. La ponction, qui peut effondrer définitivement la
formation, ramène un liquide hématique contenant hématies et macrophages.
Persistance ou récidive sont des indications chirurgicales.
c) Pseudo-kyste hématique
Lié au remaniement d'un nodule solide ; l'exérèse chirurgicale est indiquée.
4. Nodule froid solide à l'échographie
| Le cancer thyroïdien doit être
suspecté jusqu'à preuve anatomophathologique du contraire |
a) Pour la majorité des auteurs,
ce nodule froid et solide est une indication chirurgicale d'emblée
avec examen extemporané guidant l'extension du geste chirurgical en
cas de cancer confirmé. En cas d'adénome, un traitement freinateur est
institué dans les suites opératoires.
b) Pour d'autres, la ponction avec
examen cytologique dans un premier temps est indiquée. Il existe des faux
négatifs en cas de cancer et on peut passer à côté d'un microfoyer.
Cette ponction permet de mettre en évidence :
- un cancer thyroïdien : la cytologie retrouve
des atypies cellulaires,
- un adénome thyroïdien : la cytologie retrouve
des cellules glandulaires normales ; cet adénome peut être remanié
(hématocèle, sclérose, calcifications),
- une thyroïdite : il existe des thyroïdites
nodulaires avec tableau évocateur de thyroïdite subaiguë ; la non-restitution
ad integrum de l'image scintigraphique est une indication chirurgicale
d'autant que la thyroïdite peut se développer au contact d'un foyer
néoplasique,
- des métastases intrathyroïdiennes, lymphome,
sarcome qui sont en fait souvent découverts lors de l'examen anatomopathologique
de la pièce opératoire.
5. Nodule froid mixte à l'échographie
La démarche est la même qu'en cas de nodule plein.
Tableau I Nodule
isolé
| Homogène |
Non Homogène |
| T3, T4, TSH |
T3, FT4, TSH, scintigraphie |
| Euthyroïdie |
Hyperthyroïdie |
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Hypothyroïdie |
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| Euthyroïdie |
Hyperthyroïdie |
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| Goitre simple
(bloc incomplet) |
Basedow |
Hashimoto |
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| Goitre multinodulaire |
Goitre basedowifié
(iode) |
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· Thyroïdite
· Médica-
menteux
· Adénome à TSH |
· Bloc complet
· Lithium
· Iode |
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| Goitre hétéronodulaire prétoxique
(nodule extinctif) |
Goitre hétéronodulaire toxique
(nodule extinctif) |
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POINTS
FORTS
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- Diagnostic
- clinique :
- augmentation
de la taille de la thyroïde
- on recherche la présence
de nodules associés, de signes de compression, de
dysthyroïdie
- paraclinique :
- scintigraphie (goitre
homogène ou non, fonctionnalité d'un nodule)
- cytoponction et
échographie si nodule(s)
- euthyroïdien
: goitre simple
- hyperthyroïdie
: Basedow, thyroïdite sub-aiguë, surcharge iodée
- hypothyroïdie
: thyroïdite d'Hashimoto, trouble de l'hormonosynthèse,
surcharge iodée
- euthyroïdien:
goitre simple multinodulaire
- hyperthyroïdie:
goitre basedowifié, nodule toxique
- Traitement :
- traitement freinateur
en cas de goitre simple
- Basedow: repos, sédatifs,
ß bloquants, ATS (18 mois)
- Nodule toxique: chirurgie
- surcharge iodée:
arrêt de la surcharge, ß bloquants et ATS en attendant
la régression de l'hyperthyroïdie.
- thyroïdite sub-aiguë:
corticothérapie
- Thyroïdite d'Hashimoto:
traitement substitutif à vie par le Lévothyrox
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REFERENCES MEDICALES OPPOSABLES
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13 - Prescription du dosage des hormones thyroïdiennes
(*) chez l’adulte
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1. Il n’y a pas lieu de prescrire un dosage des hormones thyroïdiennes
dans le cadre de bilans biologiques effectués chez des
patients asymptomatiques (**).
2. Il n’y a pas lieu, devant un patient pour lequel on recherche
une hypothyroïdie suspectée cliniquement de doser
la T3L.
3. Il n’y a pas lieu chez un patient qui reçoit un traitement
hormonal substitutif pour une hypothyroïdie, de doser parmi
les examens de surveillance, la T3L s’il est traité par
L-Thyroxine, ou la T4L s’il est traité par triiodothyronine.
4. Il n’y a pas lieu, au cours de la surveillance d’un patient
atteint d’une hypothyroïdie, recevant un traitement substitutif,
une fois l’équilibre du traitement atteint et en l’absence
de pathologie cardio-vasculaire, de répéter les
dosages hormonaux plus de 2 fois par an.
(*) Par " hormones thyroïdiennes ",
il faut entendre TSH et hormones thyroïdiennes.
(**) Par " patients asymptomatiques ",
il faut entendre les patients ne présentant pas d’éléments
d’orientation vers une pathologie thyroïdienne, tirés
des antécédents, de l’interrogatoire, de l’examen
clinique ou des résultats d’examens complémentaires.
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