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DIARRHEE AIGUE DU NOURRISSON
A - DIAGNOSTIC POSITIF
- Une diarrhée aiguë se définit par la survenue brutale
de selles trop fréquentes et/ou trop liquides entraînant
une perte de poids. Cette définition souligne bien que l’anomalie
de la fréquence ou de la consistance des selles n’a pas de critères
bien précis et que seule la perte de poids permet de confirmer
le caractère pathologique des selles. En fait, le diagnostic
de diarrhée aiguë devrait résider sur le poids des
selles exonérées en 24 heures et non leur aspect, mais
ceci n’est bien entendu pas réalisable en pratique courante.
- On distingue schématiquement 3 grands types de diarrhée
aiguë dont l'identification permet souvent d'orienter le diagnostic
étiologique.
1. Diarrhée toxinique
- Liée à une toxine d'origine bactérienne qui,
par activation de l'adénylcyclase membranaire, entraîne
une sécrétion active et massive d’eau et d’électrolytes.
- Les selles sont aqueuses et abondantes (cholériformes).
2. Diarrhée invasive
- Liée à un envahissement et une destruction des entérocytes
à l'origine d'une diminution des phénomènes d'absorption
intestinale et d'une réaction inflammatoire avec exsudation et
saignement.
- Les selles sont sanglantes et glaireuses, voire purulentes.
3. Diarrhée motrice
- Liée à une simple accélération du transit
intestinal.
- Les selles sont molles et peu abondantes.
B - DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE
1. Une origine infectieuse est le plus souvent en
cause
a) Il s’agit le plus souvent d’un virus
- Les diarrhées virales représentent 50 à 80
% des diarrhées aiguës de l'enfant.
- Le rotavirus, essentiellement du groupe A, est le virus le plus
fréquemment responsable, mais d'autres agents viraux (Adenovirus,
Coronavirus, Astrovirus, Calicivirus, Enterovirus) sont parfois retrouvés.
Le rotavirus est facilement identifiable dans les selles par des techniques
immuno-enzymatiques (ELISA), alors que la détection des autres
virus pose plus de problèmes techniques.
- Les virus envahissent et détruisent les entérocytes
ce qui entraîne un renouvellement très accéléré
qui aboutit à une prédominance d’entérocytes
immatures dont l’activité enzymatique (disaccharidases) et
le système de transport glucose-sodium sont moins performants.
Il en résulte une diarrhée d’allure toxinique.
- Le rotavirus sévit de façon endémique avec
une recrudescence en hiver. Sa contagiosité est extrême
ce qui explique la grande fréquence des épidémies
qu’il provoque.
- Les diarrhées d’origine virale sont habituellement abondantes
et aqueuses, et souvent précédées ou accompagnées
de fièvre et de vomissements.
- Il n’existe pas de traitement spécifique. Un vaccin est en
cours d’élaboration pour le rotavirus.
b) Il s’agit parfois d’une bactérie
- Les diarrhées d'origine bactérienne ne représente
que 5 à 10 % des diarrhées aiguës de l'enfant.
- Les principaux germes en cause sont les suivants :
- Le mode d'action pathogène fait intervenir des propriétés
entéro-invasives, et parfois une sécrétion
d'entérotoxine.
- Les Campylobacter le plus souvent en cause sont C. jejuni et
C. coli.
- Causes fréquentes de diarrhée aiguë de l’enfant,
les Campylobacter ont un pic estivo-automnal et sont parfois responsables
d’épidémies dans les collectivités.
- L'infection se manifeste habituellement par une diarrhée
glairo-sanglante fébrile accompagnée de vomissements
et de douleurs abdominales intenses. Les diarrhées à
Campylobacter entraînent rarement une déshydratation
sévère, et les bactériémies sont exceptionnelles.
Des arthrites réactionnelles sont cependant possibles.
- La reconnaissance du germe nécessite un milieu de culture
spécial différent de celui utilisé pour les
coprocultures usuelles.
- Une antibiothérapie (macrolides) est indiquée
lorsque la symptomatologie est prolongée ou sévère.
Elle permet d'éviter les rechutes ou la contamination du
milieu familial ou de la collectivité (crèche),
et diminue la durée de l'état de porteur (contrairement
aux salmonelloses). Cette antibiothérapie ne réduit
la durée de la diarrhée que si elle est instituée
dès le début des symptômes, mais cela est
généralement incompatible avec le délai d’obtention
(3 à 6 jours) de la coproculture.
- La plupart des salmonelles agissent par leurs propriétés
entéro-invasives au niveau de l’iléon et du côlon.
Certaines souches agissent par la sécrétion d'une
toxine qui active l'adénylcyclase dans l'intestin proximal.
- Les salmonelles les plus souvent en cause sont S. Typhi murium,
S. Enteritidis, S. Virchow.
- Elles sont habituellement responsables de diarrhées invasives
souvent très fébriles. La diarrhée est parfois
précédée, voire remplacée, par un
iléus trompeur à l'origine d'une constipation.
- Les bactériémies et les localisations secondaires
ne sont pas exceptionnelles chez le nourrisson. Ainsi, l’hémoculture
est parfois positive.
- Les salmonelles sont facilement retrouvées par coproculture.
- Des épidémies peuvent se rencontrer dans les collectivités.
- Un traitement antibiotique (amoxicilline, cotrimoxazole) n'est
indiqué qu’en cas de terrain débilité ou
s'il existe des signes systémiques persistants, la voie
parentérale (céphalosporines) étant parfois
préférée pendant les premiers jours. Cependant,
dans les formes simples, il n'est pas démontré que
l'antibiothérapie modifie l'évolution de l'infection,
elle peut même au contraire favoriser le développement
de résistances plasmidiques, prolonger le portage de germes,
voire accroître le risque de rechute.
- La plupart des shigelles agissent aussi par leurs propriétés
invasives au niveau du côlon. Certaines souches sécrètent
une entérotoxine.
- Les shigelles le plus souvent en cause sont S. sonnei, S. flexneri.
- Elles sont habituellement responsables de syndromes dysentériques
fébriles sévères. L'existence de signes neurologiques
(convulsions, obnubilation) ou d'une hyponatrémie sévère
est évocatrice.
- Les germes sont retrouvés sur la coproculture.
- La prescription d'antibiotiques par voie orale (cotrimoxazole)
est dans tous les cas presque toujours justifiée.
- Yersinia enterocolitica :
- Ces germes envahissent et se multiplient à l'intérieur
des cellules épithéliales de l'iléon et du
côlon. Ils ne sécrètent pas de toxines.
- L'infection survient plus fréquemment sur les terrains
débilités ou chez les enfants porteurs d'une hémoglobinopathie.
- Le tableau habituel est celui d'une gastroentérite aiguë
fébrile. Une yersiniose peut aussi se manifester sous la
forme de douleurs abdominales pseudo-appendiculaires en rapport
avec une adénite mésentérique. Un érythème
noueux ou des arthralgies des petites articulations peuvent parfois
survenir au cours de l'évolution.
- L'isolement de Yersinia enterocolitica par coproculture nécessite
l'emploi de méthodes spécifiques de culture qui
ne sont pas toujours utilisées, expliquant la fréquente
négativité des coprocultures. Un sérodiagnostic
est cependant disponible.
- Un traitement antibiotique n'est nécessaire qu'en cas
de terrain débilité ou hémoglobinopathie.
Les tétracyclines (après 8 ans) ou le cotrimoxazole
sont les antibiotiques de choix.
- Certaines souches de staphylocoque doré sécrètent
une toxine thermostable pouvant être responsable d'une toxi-infection
alimentaire avec diarrhée toxinique.
- Une diarrhée toxinique apparaît 2 à 4 heures
après l'ingestion d'un aliment suspect (pâtisserie).
- La coproculture n'a pas d'intérêt diagnostique.
- L'antibiothérapie est inutile.
- Autres agents bactériens :
D'autres agents bactériens ont été isolés
dans les selles d'enfants présentant une diarrhée
aiguë (Klebsiella, Aeromonas, Clostridium difficile, Citrobacter)
sans que leur pouvoir pathogène soit véritablement
prouvé et leur mode d'action éventuel déterminé.
c) Il s’agit rarement d’un parasite
- En France, les lambliases massives et les cryptosporidies (chez
l'enfant immunodéprimé) peuvent être à
l'origine de diarrhée, plus souvent chronique qu'aiguë.
- Chez l'enfant de retour d'un pays tropical, une diarrhée
peut être due à une amibiase, une ankylostomiase, une
anguillulose, une trichinose ou une bilharziose intestinale. Il s'agit
plus souvent d'une diarrhée traînante qu'aiguë.
- Des Candida albicans sont souvent retrouvés sur les coprocultures,
surtout en cas de traitement antibiotique. Ils existent à l'état
commensal dans le côlon et ne peuvent pas être tenus pour
responsables d'une diarrhée, leur traitement (Nystatisne, Amphotéricine
B) peut être cependant utile pour éviter la survenue
d'une dermite du siège.
2. Les diarrhées aiguës ont rarement
une autre origine
a) Diarrhée associée à une
infection extra-digestive
- Une accélération modérée du transit
intestinal plus qu'une véritable diarrhée est fréquemment
constatée au cours d'une infection extra-digestive, notamment
ORL. Cette diarrhée est de type motrice.
b) Erreurs diététiques
- Il peut s’agir d'une utilisation excessive de farines ou d'une diversification
de l'alimentation mal conduite.
c) Causes médicamenteuses
- Des selles molles peuvent apparaître lors de l'utilisation
de certaines thérapeutiques, notamment antibiotiques, sans
qu'il soit généralement nécessaire d'interrompre
le traitement. Les colites pseudomembraneuses après antibiothérapie
liées à Clostridium difficile sont exceptionnelles en
pédiatrie.
3. Place des examens des selles dans l'enquête
étiologique
a) La coproculture
- Elle est généralement de peu d'intérêt
car :
- la plupart des diarrhées aiguës sont d'origine virale,
- la présence dans les selles d'un agent bactérien,
même connu comme pathogène, ne suffit pas pour affirmer
que ce germe est la cause de la diarrhée,
- ses résultats ont peu ou pas d'incidence thérapeutique.
- Ses indications se limitent aux cas suivants :
- diarrhée glairo-sanglante très fébrile,
- manifestations systémiques sévères,
- diarrhée prolongée,
- terrain débilité (nouveau-né, immunodépression,
drépanocytose),
- épidémies en collectivité (si une cause
virale a été exclue),
- voyage récent dans un pays chaud.
b) La recherche de virus dans les selles
- Seuls le rotavirus et l’adénovirus peuvent être détectés
avec des moyens simples (techniques immuno-enzymatiques) dans les
selles.
- En fait, la recherche du virus dans les selles n'a aucun intérêt
pratique puisque elle n’a pas d’incidence thérapeutique. Elle
peut cependant être réalisée dans un but épidémiologique
ou au cours de certaines situations épidémiques, en
particulier chez les enfants vivants en collectivités.
C - DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL
- La diarrhée aiguë du nourrisson doit être distinguée
:
a) Des selles d'un nourrisson nourri au lait
de femme
- Un nourrisson nourri au lait de femme a des selles liquides au nombre
de 6 à 8 par jour, mais prend du poids régulièrement.
C’est cette prise de poids qui permet d’exclure une diarrhée
aiguë.
b) Des causes de diarrhée chronique qu'elle
révèle
D - COMPLICATIONS
1. Complications liées à la perte
hydro-électrolytique dans les selles
- Déshydratation aiguë et ses complications.
- Acidose par perte de bicarbonates.
- Hypokaliémie par perte de potassium.
2. Complications liées à une réalimentation
tardive
- Une réalimentation trop tardive (> 48h) entraîne une
dénutrition rapide qui peut pérenniser la diarrhée
et ainsi aboutir à un cercle vicieux et donc une diarrhée
rebelle. Ceci est d’autant plus vrai que l’enfant est plus jeune.
E - TRAITEMENT
1. La rédydratation est systématique
a) La réhydratation se fait par voie orale
dans la majorité des cas
- Elle sera presque toujours tentée dans un premier temps,
même en cas de vomissements, car ils cèdent habituellement
après l'absorption de petites quantités de solutés
gluco-électrolytiques. De plus, quelle que soit la gravité
de la diarrhée et sa cause, les entérocytes conservent
toujours un pouvoir potentiel d'absorption du sodium et de l'eau.
- Elle repose sur l'utilisation de solutés gluco-électrolytiques
de réhydratation (GES 45®, Alhydrate®).
Ces solutés contiennent du glucose afin de faciliter l'absorption
entérocytaire du sodium (pompe Na-K) et fournir un petit apport
énergétique, et des électrolytes pour en compenser
la perte fécale.
- Ces solutés seront proposés au biberon en petites
quantités, à intervalles rapprochés, et en laissant
l'enfant boire à volonté et adapter lui-même ses
ingesta à ses besoins. Des quantités importantes peuvent
être ainsi absorbées au cours des premières 24
heures, atteignant parfois 200 ml/kg/j.
- La surveillance repose essentiellement sur :
- le poids,
- le débit des selles, les vomissements.
b) La voie parentérale est cependant parfois
nécessaire
- Elle est indiquée :
- en cas d’échec de la réhydratation orale,
- d’emblée en cas de déshydratation sévère
(perte de poids > 1O %).
- Elle doit être précédée de la correction
d’un éventuel collapsus :
- macromolécules (Plasmion®) 20 ml/kg à
perfuser en 20 minutes.
- Une acidose ne doit être corrigée que si elle est sévère
(pH < 7,2O) :
- dans le cas contraire la réhydratation et le traitement
du collapsus suffisent pour la corriger.
- La quantité de bicarbonate à apporter (en mmol)
se calcule de la manière suivante : base déficit x
poids x 0,3 (base déficit = réserve alcaline normale
- réserve alcaline de l’enfant).
- On utilise du sérum bicarbonaté à 1,4% à
perfuser en 20 minutes après la perfusion éventuelle
des macromolécules.
- Elle repose sur l'utilisation de solutés :
- dont la concentration en sodium varie selon la natrémie
: 3-4 g/l en cas d’hyponatrémie, 2 g/l en cas de normonatrémie,
3 g/l en cas d’hypernatrémie (pour éviter une diminution
brutale de la natrémie qui pourrait être responsable
d’un œdème cérébral);
- et contenant par ailleurs 50 g/l de glucose, 1,5 g/l de chlorure
de potassium (la quantité de KCl devra être augmentée
en cas d'hypokaliémie, surtout si des bicarbonates sont perfusés
pour corriger une acidose), et 1 g/l de gluconate de calcium.
- Ces solutés seront perfusés en continu sur la base
de 150 ml/kg/24h. Il était proposé jadis de corriger
la moitié de la perte de poids pendant les 6 premières
heures et l’autre moitié pendant les 18 heures suivantes; cette
méthode compliquée et pas plus efficace a maintenant
été abandonnée.
- La surveillance repose essentiellement sur :
- le poids,
- la diurèse,
- la fréquence cardiaque, la tension artérielle, la
conscience,
- les ionogrammes sanguin et urinaire,
- l’urée et la créatinine plasmatiques et urinaires,
- le pH sanguin,
- la glycémie.
2. La réalimentation doit être précoce
a) Elle doit être reprise après
quelques heures
- Après une période de réhydratation exclusive,
l'alimentation devra être reprise au bout de 4 à 6 heures.
Ce délai peut cependant être prolongé en cas de
réhydratation par voie parentérale.
- La précocité de la réalimenttion est justifiée
par le fait qu'un jeûne prolongé entraîne rapidement
une dénutrition et favorise ainsi la pérennisation de
la diarrhée.
b) Ses modalités varient selon l'âge
- Avant 3 mois :
- en cas d'allaitement maternel, celui-ci sera poursuivi.
- en cas d'allaitement artificiel, celui-ci sera repris avec un
substitut du lait contenant des protéines du lait de vache
hydrolysées (Alfaré®, Prégestimil®,
Pepti Junior®). En effet, à cet âge
la diarrhée augmente la perméabilité intestinale
aux grosses molécules, et donc aux protéines du
lait, et favorise ainsi la survenue d'une allergie secondaire
aux protéines du lait de vache. Le lait habituel pourra
être réintroduit 2-3 semaines plus tard.
- Après 3 mois :
- l'allaitement sera repris initialement avec le lait artificiel
habituel. Cependant, si la diarrhée persiste, le lait artificiel
devra être remplacé par un lait sans lactose (O.Lac®,
AL110®, HN RL®) pendant 8 à
15 jours. En effet, la persistance de la diarrhée peut être
liée à un déficit transitoire en lactase consécutif
aux lésions entérocytaires. On remarquera que certains
préconisent encore l'utilisation d'emblée et systématique
de lait sans lactose.
- Si le nourrisson avait auparavant une alimentation diversifiée,
celle-ci sera reprise à l'aide de carottes, riz, pommes,
bananes, coings, pommes de terre, viandes maigres, en excluant transitoirement
les fibres, les agrumes et les graisses cuites.
3. Les traitements médicamenteux ont une
place très restreinte
a) Une antibiothérapie est rarement indiquée
- Il n'existe pas de réel consensus sur les indications d'une
antibiothérapie de première intention dans les diarrhées
aiguës de l'enfant.
- Les indications suivantes peuvent être retenues :
- manifestations systémiques sévères (antibiothérapie
parentérale),
- diarrhée traînante (après résultat
de la coproculture),
- terrain débilité (parfois antibiothérapie
parentérale),
- diarrhée à shigelles,
- diarrhée à Campylobacter en collectivité,
- infection extra-digestive (otite, angine, infection urinaire,
etc.)
b) Les autres médicaments sont de peu d'utilité
- Le lopéramide (Imodium®) est contre-indiqué
avant 2 ans (risques de septicémie à point de départ
digestif).
- L'intérêt des protecteurs de la muqueuse intestinale
(smectite, actapulgite), des ferments lactiques et des levures est
faible sinon nul.
- L'acétorphan (Tiorfan®) est le seul médicament
dont l'efficacité et l'innocuité ont réellement
été démontrées dans les diarrhées
aiguës de l'enfant. Son Autorisation de Mise sur le Marché
est cependant en cours d'obtention dans cette indication chez l'enfant
(A.M.M. déjà obtenue chez l'adulte).
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POINTS FORTS
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- Les diarrhées aiguës du nourrisson sont plus
fréquentes en période hivernale et sont le plus
souvent d’origine virale (rotavirus).
- Les diarrhées d’origine bactérienne sont
rares. Les germes le plus souvent en cause sont : les Campylobacter,
les salmonelles, certains Esherichia coli, et les shigelles.
- Les parasites ne sont presque jamais en cause dans les
diarrhées aiguës du nourrisson.
- La coproculture est rarement indiquée, et la recherche
de virus dans les selles n’a pas d’intérêt pratique.
- La réhydratation se fait le plus souvent par voie
orale, la réhydratation parentérale n’étant
réservée qu’aux échecs de la voie orale
ou aux déshydratations sévères (perte de
poids > 10 %).
- Une réalimentation précoce est toujours nécessaire.
Avant 3 mois, elle se fait avec un substitut du lait contenant
des protéines hydrolysées. Après 3 mois,
l’allaitement est repris d’emblée avec le lait habituel
; ce n’est que quand la diarrhée persiste qu’un lait
sans lactose pourra y être substitué.
- L’antibiothérapie n’est que très rarement
indiquée au cours des diarrhées aiguës du
nourrisson.
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